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Pépite

Sadisme, clanisme et vindicte populaire : gare à la haine en ligne

Insultes, harcèlement, trolling… L’ambiance peut virer méchamment toxique dans les communautés en ligne. Formées autour de centres d’intérêts, elles s’écartent parfois des discussions de spécialistes autour de leur sujet pour tomber dans la violence verbale : divertissement sadique, guerre de clans ou justice populaire.

Selon une étude récente portant sur une communauté de musique électronique pendant 18 ans, certains membres s’engagent dans des attaques verbales pour le plaisir, créant une atmosphère hostile. Les communautés se fragmentent en factions rivales, alimentant mépris et conflits. 
En l’absence d’autorité formelle, les membres punissent ceux qui violent les normes communautaires, entraînant une escalade de l’agressivité. Non, ces communautés ne sont pas intrinsèquement prosociales. L’étude de Kristine de Valck et ses co-chercheurs met en évidence les courants sous-jacents plus sombres. 

Pour atténuer cette violence, les auteurs proposent une approche multifacette incluant : 

  • Des actions décisives contre les comportements haineux,
  •  La promotion de formes alternatives de divertissement 
  • Le développement de structures sociales plus égalitaires. 

Ces observations offrent des perspectives sur les interactions plus larges des réseaux sociaux. Car là aussi, des désirs non satisfaits d’amusement, de statut et de justice peuvent alimenter des comportements toxiques. Vous souhaitez cultiver un environnement en ligne plus civil et inclusif ? Alors commençons par comprendre et traiter ces dynamiques.  

Pour aller plus loin

« Why Online Consumption Communities Brutalize »

de Olivier Sibai, Marius K Luedicke, Kristine de Valck (HEC Paris), publié dans Journal of Consumer Research, avril 2024.

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Françoise Tollet
Publié par Françoise Tollet
Elle a passé 12 ans dans l’industrie entre autres chez Bolloré Technologies. Elle dirige Business Digest depuis 1998, société qu’elle a cofondée en 1992 et dont elle a décidé du big move vers Internet dès 1996… avant même d’en rejoindre l’équipe.