Bientôt des « soft skills » mieux valorisées qu’un MBA ?

En pénétrant dans l’enceinte de Vivatech, l’inconscient collectif a tendance à imaginer un royaume d’innovations technologiques où sont rois ces ingénieurs surdoués qui bénéficient de savoir-faire hors du commun. Erreur, cette année, les savoir-être étaient à l’honneur.

Car si cette année le maître-mot était « Tech4Good », impossible de tendre l’oreille sur un des stands et ne pas entendre l’intervenant faire l’éloge des soft skills. En opposition et en complément des hard skills, soit les compétences techniques d’un individu, telle la maîtrise d’un logiciel par exemple, les soft skills reflètent une dimension bien plus humaine.

Elles sont ces qualités et traits de caractère qui font ce que nous sommes, comme l’empathie, l’écoute, l’humour, ou la créativité, et les recruteurs se rendent compte de l’importance de ces compétences et qu’elles ne sont plus à reléguer dans la case des « petits plus » au fond de la fiche de poste. Elles sont aussi importantes que les compétences « dures » acquises sur les bancs de l’école ou avec l’expérience en entreprise.

Dans une société où de plus en plus d’individus se forment aux mêmes compétences techniques, ce sont les soft skills qui feront la différence et qui permettront une bien meilleure création de valeur. Alors pourquoi encore favoriser les savoir-faire aux savoir-être ?

 

Pour en savoir plus :
« #1 Mettre le digital au service des compétences humaines »,
(ManpowerGroup, 22 janvier 2019)
et l’expérience de l’équipe Business Digest à Vivatech (Mai 2019)