Vivatech 2019 – Ce que nous avons retenu pour vous

Le 16 mai dernier nous avons assisté au salon Viva Technology, grand-messe de l’innovation. Comme tous les ans, depuis quatre éditions, nous avions hâte de découvrir les grandes problématiques et enjeux qui animent les acteurs de l’innovation. Le maitre mot : Tech For Good ! Voici ce que nous avons retenu pour vous.

Pour cette nouvelle édition de Vivatech, moins de robots, moins de drones que l’année passée et plus… de plantes, de voitures autonomes ou électriques, de trottinettes, d’exosquelettes et autres masques de relaxation. Vous allez vous dire « elle caricature » … oui, un peu, mais pas tellement, car une chose est sûre : nous sommes bel et bien entrés dans l’ère de la Tech for Good. Chaque entreprise, start up, dirigeant ou politique présent sur le salon avait le même discours : « Make the world a better place »  grâce à la technologie.

La Tech For Good repose sur deux piliers :
l’écologie et le social.

Faire le bien pour l’environnement, l’écologie, la planète. Tel le projet de trains à hydrogène ou de trains hybrides de la SNCF (en test dans les prochains mois), le secteur des transports étant un des plus polluant.
Et aussi le bien-être, le bien-vivre avec des initiatives comme celle de la Start up My Food, incubée par Air Liquide, avec ses serres connectées permettant aux particuliers de cultiver une alimentation saine, ou encore les exosquelettes et autres réalités virtuelles au service la chirurgie, pour ce qui est de notre santé.

 

MyFood

La serre connectée de la Start up My Food sur le Stand d’Air liquide permet de produire son alimentation sur le principe de la permaculture, pour une alimentation saine, sans pesticides et OGM avec une culture réduite en émission de CO2

 

Mais le « mieux vivre » c’est aussi une société plus éthique, juste et responsable face aux inégalités, ou encore aux fake news qui sont devenu un fléau avec le digital et les réseaux sociaux. En ce sens, Justin Trudeau, lors de son intervention, a annoncé la mise en place d’une charte numérique visant à rétablir la confiance et à lutter contre les discours haineux et la désinformation sur les réseaux. Ajoutant à cela la protection de la vie privée et des données, le premier ministre canadien en appelle à la responsabilité des GAFA. Il propose que les États aient plus contrôle sur ces entreprises afin de protéger les citoyens.

 

©THE CANADIAN PRESS/Adrian Wyld

 

Alors, la Tech For Good oui, mais comment ?

Si l’enjeu (environnemental, social) et l’ambition (rendre le monde meilleur) sont clairs, la question qui se pose est : comment ? Comment transformer nos industries pour répondre aux besoins des clients tout en étant responsable et innovant ? Comment faire de la technologie et des datas des leviers pour un monde plus responsable ?

Sur ce point tous les acteurs que nous avons rencontrés, et quel que soit leur expertise (RH, IT, SI, stratégie, transformation…) sont d’accord sur deux points : 1) la techno, (les outils, les datas) ne suffisent pas 2) l’innovation responsable sera une « open innovation » basée sur un écosystème connectant et orchestrant les talents et les ressources. Faisant ainsi de l’humain une force et un atout de ces transformations.  L’entreprise ne doit plus être seul vecteur d’innovation, elle doit s’ouvrir et intégrer dans sa culture et son processus aussi bien les clients, les autres entreprises du secteur, la société civile, les gouvernements, la recherche…

Car le digital est une expérience globale et systémique. Selon Benoit Tiers, Chief Digital & Information Officer de la SNCF nous n’assistons pas là à « une simple transformation mais à une rupture industrielle totale ». Ce n’est plus « le digital et le client ou le digital et les collaborateurs, (comme c’était le cas avant)c’est tout un système ».

Face à cette rupture industrielle, les dirigeants sont également conscients que c’est tout l’état d’esprit du monde des affaires qui doit changer. Ainsi, Olivier Mathiot, président de The Camp et Co-fondateur de PriceMinister explique que « Nous sommes dans un nouveau monde, ou comment passer ducomment faire beaucoup d’argent et rapidement, à comment avoir un meilleur impact sur l’environnement ». Un impact qui sera possible, selon lui, en s’appuyant sur l’inclusion sociale et sur des valeurs fortes. Pour illustrer cette idée, Eric Léandri , CEO de Qwant, décrit en quoi le moteur de recherche français, qui n’exploite pas les données de ses utilisateurs, reflète des valeurs de la société française et europénne (des valeurs qui ont notamment donné naissance à la RGPD) pour la protection des données et une techno responsable.

Cette année encore Vivatech a réuni les plus grands acteurs de l’innovation pour cette cause commune qu’est la Tech For Goodrenforçant l’importance et l’urgence de ce sujet. Les mesures annoncées par les entreprises et gouvernements pour impacter positivement la planète et les individus, et par conséquent les entreprises elles-mêmes, montrent que la technologie offre de formidables opportunités mais « que ce sont avant tout les individus qui changent le monde » comme le rappelle Ginni Rometti, CEO d’IBM.

 

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