RSE : vous voulez être pris au sérieux ?

De Milton Friedman et sa déclaration « la responsabilité sociale des entreprises est d’augmenter les profits » dans les années 70, au fameux « Business with Impacts » d’aujourd’hui, les mentalités ont changé… mais alors, où est-ce que ça coince ?

Faute d’adhésion et d’acceptation à tous les niveaux de l’organisation, les entreprises peinent vraiment à déployer leur politique RSE. Car les porteurs de cette responsabilité, les « responsables de la RSE » ont bien souvent un petit niveau hiérarchique et peinent à se faire entendre, voire se heurtent à une indifférence glauque ou même à un scepticisme irresponsable.

Frank de Bakker, chercheur à l’IESEG et son co-auteur Christopher Wickert, ont cherché à comprendre les raisons de cette immunité au changement auprès d’une dizaine de responsables dans des multinationales allemandes. Qui donnent l’impression de marcher sur des oeufs ; qui expriment inconsciemment une posture de frustration face à l’inertie organisationnelle ; mais qui ont conscience que « patience et longueur de temps valent mieux que force et rage ».

Plusieurs réflexions stratégiques pour sortir du statu quo et être vraiment des « game changers » : les responsables RSE doivent savoir nouer des alliances, prioriser la multiplication de petites victoires et non les grands triomphes occasionnels, insuffler de la proximité sociale aux grands principes théoriques – ramener toujours la responsabilité sur un plan émotionnel plus que rationnel – et enfin adapter leur discours, leur langage et même leur façon de se vêtir ! Bref, s’ils se fondent dans leur environnement, ils auront plus de chance d’être pris au sérieux…

 

Pour en savoir plus : « Comment promouvoir la RSE dans les grandes entreprises » article de Business Digest pour l’IESEG.