Colère, peur, tristesse… les émotions négatives peuvent-elles être utiles au travail ? Premium

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Sur un plan émotionnel, l’entreprise peut s’apparenter à un champ de mines. Pour la plupart des individus, la journée de travail type s’accompagne en effet de son lot de pensées négatives et de sentiments difficiles à gérer. Disposez-vous de l’agilité émotionnelle nécessaire pour exploiter à bon escient cette agitation intérieure ou vous contentez-vous de l’occulter ?

« Si vous aviez le choix, vous préféreriez probablement être heureux tout le temps ; cet état présente bien des avantages », concède Susan David, auteure de Emotional agility: Get unstuck, embrace change, and thrive in work and life, (Avery, septembre 2016). Pourtant, les émotions négatives servent également le bien-être général de différentes manières. « Les porteurs d’émotions négatives se montrent généralement moins crédules et plus sceptiques, tandis que les individus heureux sont susceptibles d’accepter des réponses trop faciles et des sourires de façade. C’est généralement lorsque nous faisons face à quelques coups durs que les détails plus subtils, parfois douloureux mais potentiellement importants de la vie ressortent plus clairement (…)

S’il est rarement agréable d’être de mauvaise humeur et s’il n’est pas sain de ressasser en permanence des émotions négatives, voilà ce que l’expérience de la tristesse, de la colère, de la culpabilité ou de la peur peut apporter :
1. Aider à structurer une argumentation
2. Améliorer la mémoire
3. Encourager la persévérance
4. Rendre plus poli et attentif
5. Encourager la générosité
6. Rendre moins sujet au biais de confirmation

La suite dans notre dossier :

Agilité émotionnelle

BD27102D’après Emotional agility: Get unstuck, embrace change, and thrive in work and life, de Susan David (Avery, septembre 2016) et une interview de Rodriguez-Mundy Chief Financial Officer, Miller Electric.