Présentéisme, le mal du siècle ?

Devenu, au même titre que Voldemort, le mal dont on ne prononce pas le nom, le présentéisme est un fléau sévissant en particulier dans l’hexagone, auquel on finit bien souvent, et malheureusement, par s’acclimater, voire s’accommoder.

Pourquoi, lorsque les bâillements se succèdent vous ressentez tout de même cette pression, tel un capitaine en mer hostile, de ne pas abandonner votre poste – bien souvent sous les piques de vos collègues au moment de faire votre sac ? Touché par ce présentéisme « forcé », porté par une pression sociale ou par la culpabilité, parce que vous êtes très soucieux de votre carrière et de vos perspectives d’avenir au sein de l’entreprise ou encore parce que vous avez des responsabilités, vous subissez de plein fouet une « obligation » de rester tard au bureau… pour de mauvaises raisons ! souci d’image et pseudo-leadership.

Mais si ce fléau est bien français, que font nos voisins ? Le Danemark, élu peuple le plus heureux au monde par le World Happiness Report en 2016 (la France est 32e), nous prouve tous les jours que le bonheur au travail est possible et qu’une journée peut se terminer à 17h. S’attarder au bureau est considéré comme un manque d’organisation chronique et est par conséquent très mal vu par ses dirigeants comme par ses pairs. Le présentéisme coûte cher à la santé des entreprises et des collaborateurs ; et c’est d’une véritable révolution culturelle et managériale dont il est question pour résoudre ce fléau. Alors, à vous qui lisez cette pépite à 20h au bureau car vous n’arrivez plus à être focus sur votre job, qu’attendez-vous pour attraper votre veste et filer ?

Pour en savoir plus : « Comment en finir avec le présentéisme » (Welcometothejungle.co)