Plus rien ne sera comme avant. Vraiment ?

Vous êtes resté sceptique à la lecture des titres affirmant que « nous n’irons plus jamais au stade suivre de matchs », « nous n’embrasserons plus personne », « nous quitterons la ville pour la campagne » ? Vous avez bien raison ! Ils sous-estiment notre ténacité, notre capacité à rebondir et à traverser les catastrophes.

Le climat actuel est indéniablement anxiogène, vous pouvez toutefois rester confiant pour ces trois raisons : 

  • Les crises ne bouleversent pas tout sur leur passage. Elles en donnent l’impression. En réalité, elles viennent plutôt accélérer des tendances sous-jacentes et il est trop tôt aujourd’hui pour repérer à coup sûr celles qui émergeront de cette crise et dureront. 
  • Même si les traumatismes restent présents dans les subconscients pendant des générations, n’oublions pas que l’épidémie de peste noire a été suivie de la Renaissance et que chacun a repris l’avion après le 11 septembre. Le besoin de lien est plus fort que la peur. 
  • Les traumatismes sont aussi une opportunité de croissance et de développement. Une étude montre que 50 % des personnes ayant vécu un événement dramatique se sentent plus fortes et apprécient davantage la vie a posteriori. 

Bref, l’être humain est bourré de défauts, mais il tient bon et sait tirer parti des événements dramatiques. Et sa détermination va de pair avec sa résilience. 

  

Pour aller plus loin : “COVID-19 Won’t Change Us Forever, de Ken Budd, (The Atlantic, 5 juillet 2020).