Vous vous sentez bien seule ?

Une étude de McKinsey sur les femmes au travail au sein de 279 entreprises américaines montre qu’elles sont 20 % à souvent être la seule femme dans une équipe. Cette proportion atteint 45 % pour les femmes de couleur.

Les hommes ne sont seuls de leur genre qu’à 7 %. Pourtant les femmes sont toujours plus nombreuses à rejoindre le marché du travail. En quoi un tel écart vous touche-t-il, que vous soyez un homme ou femme ? 

Seule de son genre dans une équipe, une femme risque de souffrir de discriminations, d’être considérée comme moins senior qu’elle ne l’est réellement, d’avoir son expertise mise en doute ou bien de devoir en faire plus que ses collègues masculins pour faire valoir ses compétences.  Ces écarts sont dommageables pour tous : ces femmes isolées sont davantage susceptibles de partir.  Comment pouvez-vous agir pour limiter cet isolement ? 

  • Préférez miser sur un effet de groupe. Autant que possible, rassemblez plusieurs femmes dans une même équipe quitte à laisser des équipes sans femmes. Cela permet d’atteindre une masse critique dans les équipes mixtes. 
  • Attention aux processus de promotion et de nominations, dans la mesure où il entre à peu près autant de femmes que d’hommes dans une organisation, à part dans des secteurs spécifiques. 
  • Augmentez le nombre de dirigeantes : les changements de patron occasionnent dans 2/3 des cas un renouvellement d’au moins la moitié des top dirigeants. Profitez-en. 
  • Mobilisez les managers intermédiaires sur ces sujets. Leur proximité avec les équipes leur donne un rôle clé dans l’accompagnement des femmes isolées. 

L’étude souligne aussi le rôle clé des sponsors pour rendre ces femmes davantage visibles et les aider à s’exposer à des opportunités de développement.   

Pour aller plus loin: “One is the loneliest number”, de Kevin Sneader et Lareina Yee (McKinsey Quarterly, janvier 2019).