J’ai un super plan ! Oups !

Vous pensez que cette période d’incertitude est inédite ? Erreur : vous avez toujours évolué dans l’incertitude. Les exercices de planification stratégique et budgétaire ont juste permis d’évoluer dans un environnement en apparence prévisible. Faut-il pour autant s’en remettre totalement à l’improvisation ?

Vous pouvez être légitimement tenté de renoncer à toute planification. À quoi bon ?! Un pangolin mal cuit suffit à faire vaciller toute votre organisation ! Si la capacité à improviser est une qualité plus que jamais précieuse, inspirez-vous aussi d’Eisenhower : « Les plans ne servent à rien mais la planification est indispensable. » C’est bien plus l’exercice de planification que le plan final – ou plutôt les plans finaux – qui importe : il s’agit de concevoir davantage de plans.  

Olivier Sibony nous recommande de : 

  • Privilégier une approche par scénarios. Faites l’exercice de développer plusieurs hypothèses, même improbables. Ne cherchez pas à deviner à tout prix la nature de la prochaine crise, entraînez-vous plutôt à générer des idées et des pistes d’actions qui pourront être utilisées dans des situations imprévues. 
  • Favoriser la collégialité. Élargissez votre cercle de réflexion, allez chercher des personnes aux marges de votre organisation pour réfléchir avec vous à ces scénarios. C’est votre meilleure garantie d’éviter les zones aveugles et autres biais cognitifs. 

Vous ne savez rien, mais maintenant vous le savez, et cela fait toute la différence ! 

 

Pour aller plus loin :  Le monde d’avant, le monde d’après… Et maintenant ? Par Olivier Sibony, (Conférence de la Fédération Nationale des Banques Populaires, juillet 2020).