De la war room au système nerveux

Vous adorez le concept de disruption, d’une façon générale les entreprises adorent en parler. Avec la pandémie, elles sont servies ! Dans les mois qui viennent, elles devront faire face à plusieurs transformations aussi massives qu’imprévues.

Si personne ne sait réellement de quoi le nouveau normal sera fait, quatre macro-tendances devraient influer fortement sur ses contours : un report massif du commerce « brick and mortar » sur le digital, une recomposition du marché de l’emploi, un nouveau contexte réglementaire et une attention accrue aux risques sanitaires. Comment naviguer dans ce nouveau monde, probablement plus versatile que l’ancien, car soumis aux caprices d’un virus imprévisible ? Pour s’y préparer, abandonnez certains de vos vieux réflexes, à commencer par le recours aux sacro saintes cellules de crise, ou autres war roomÀ la place vous auriez tout intérêt à imaginer de nouveaux organes de pilotage, inspirés du système nerveux des êtres vivants. Concrètement : une structure flexible qui maintient un contact permanent avec l’ensemble des entités de l’entreprise, et une organisation dotée d’une plateforme de données unique et de deux têtes étroitement connectées. L’une sera dédiée aux situations de crise à court terme et l’autre à l’anticipation. Celle-ci se nourrit des retours d’expérience sur les actions déjà mises en place, détecte les signaux faibles annonciateurs de changement et facilite leur prise en compte dans les réflexions et les plans d’actions.  

 

Pour en savoir plus : « Return, a new muscle, not just an plan », par Mihir Mysore, Bob Sternfels et Matt Wilson, (McKinsey, avril 2020).