Ne m’aidez surtout pas !

Vous aussi vous aimez venir en aide à autrui ? Certes, nous nous sentons plus utile à dispenser nos recommandations qu’à faire du reporting. Mais pourquoi alors nos (excellents) conseils sont-ils rarement mis en pratique ? Frustrant, non ?

Selon Michael Bungay Stanier, nos conseils n’obtiennent pas toute la considération qui leur est due pour trois raisons principales :  

  1. Nous sautons sur le premier problème venu et, dans la hâte, nous passons à côté du vrai problème;  
  2. La solution que nous apportons n’est pas aussi brillante que nous le pensons ; 
  3. Nous fatiguons tout le monde, nous en premier, à vouloir absolument intervenir sur tous les sujets et apporter notre sacro-sainte « valeur ajoutée ».  

 

Tout cela ne fait pas progresser notre interlocuteur, nous empêche finalement de lui être vraiment utile et d’avancer sur les sujets réellement importants. 

 

Vous aurez peut-être du mal à appliquer le si simple conseil de Michael Bungay Stanier pour éviter ces trois pièges : prenez le temps ! Avant de proposer à tout prix votre solution, posez des questions, cherchez à repérer où est le vrai problème et surtout, demandez à votre interlocuteur ce qu’il compte mettre en œuvre. Il a probablement déjà des idées d’où vous pourriez partir.  

 

Finalement, vous n’aurez peut-être même pas à donner votre avis, mais tout le monde en sortira grandi. Tant pis pour votre tempérament de sauveur !