Culture et diversité ne feraient pas bon ménage  ?

Embaucher la bonne personne qui s’intègre bien dans le décor culturel ambiant, ça, ça devient très controversé. En cause : une mauvaise définition de l’alignement culturel (Culture Fit, pas trouvé mieux comme traduction) …

Si recruter des clones est une belle erreur, en revanche, rien ne devrait vous empêcher d’embaucher des personnes ayant des valeurs compatibles voire similaires.  La diversité de la personnalité et de l’expérience apporte nouvelles idées et des compétences complémentaires ; des valeurs partagées, elles, favorisent l’engagement et la collaboration. 

Pourquoi alors est-ce si mal vu de parler de « compatibilité culturelle » ?

En raison de de 4 mauvaises idées reçues que Hofmans et Judge ont décortiqué : 

Idée reçue #1 :  la culture est un « nice to have » mais en rien une nécessité ; pour ceux qui pensent que seule la compétence joue dans un recrutement… 

 

Idée reçue #2:  recruter en fonction de cette compatibilité nuit à la diversité … Alors là, ce serait confondre les valeurs d’une personne et ses caractéristiques de genre, d’ethnicité, de nationalité etc… 

 

Idée reçue #3  :  recruter en fonction de cette compatibilité nuit à l’innovation. Pourquoi des gens divers, pensant différemment ne partageraient-ils pas les mêmes valeurs ?  

 

Idée reçue #4  :  recruter en fonction de cette compatibilité est un art, non une science. Se baser uniquement sur son intuition pour décider amène des biais tel que recruter « semblable à moi » plutôt que « aligné avec la culture de l’organisation ». Donc un tel recrutement ne peut s’improviser sans mesure appropriée. En clair, ce n’est en rien une fantaisie  

 

De Joeri Hofmans et Thimothy A. Judge, “ Hiring for Culture Fit Doesn’t Have to Undermine Diversity” HBSP,  septembre 2019