Le redressement de Best Buy : refuser le jeu à somme nulle Premium

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Arrivé en 2012 au chevet de Best Buy, leader américain de la vente de matériel électronique grand public, Hubert Joly a remis l’entreprise à flots. Son secret : s’appuyer sur un une grande cause partagée, qu’il nomme « purpose ».

Biographie

Diplômé d’HEC Paris (1981) et de Sciences Po (1983), Hubert Joly a été associé chez McKinsey avant de diriger plusieurs grands groupes, notamment Electronic Data System France (1996), Vivendi Universal Games (1999), Carlson Wagonlit Travel (2004) et Carlson Companies (2008). CEO de Best Buy à partir de 2012, il est l’artisan de son redressement. Il passe les rênes à Corie Barry en 2019 tout en demeurant président exécutif de l’entreprise. Il fonde en parallèle la chaire « Purposeful Leadership » à HEC Paris.

En août dernier, 181 CEO des plus grandes entreprises américaines, membres du Business Roundtable, ont signé une déclaration soulignant que la finalité d’une entreprise n’était pas uniquement de maximiser les profits pour les actionnaires mais aussi de servir l’ensemble de ses parties prenantes. La déclaration a fait débat. Pas pour Hubert Joly, convaincu de la première heure.

Installer une vision inclusive

« Il est essentiel pour une entreprise d’avoir un purpose, autour duquel les intérêts de ses différentes parties prenantes s’alignent. Veiller sur ses collaborateurs et se préoccuper de ses actionnaires n’est pas antinomique. Des employés heureux rendent à leur tour les clients heureux et obtiennent de bons résultats » explique-t-il. « Lorsque j’ai rejoint Best Buy en 2012, l’entreprise était menacée. On m’expliquait que j’allais devoir fermer des magasins et licencier du personnel. C’est l’inverse qui s’est produit. Nous avons augmenté notre chiffre d’affaires et réalisé des économies en nous attaquant aux coûts non salariaux. Il ne faut toucher aux effectifs qu’en dernier recours. » Et, le cas échéant, préserver l’emploi : « En 2017, lorsque nous avons décidé de fermer 200 magasins Best Buy Mobile devenus obsolètes, tous leurs collaborateurs ont eu des offres de reclassement au sein de l’entreprise. » Pour Hubert Joly, le purpose est l’équivalent de la « cause juste » décrite dans The infinite game : « Andrew Canergie a été un homme d’affaires sans foi ni loi, avant de devenir sur le tard philanthrope : il ne s’agit absolument pas de cela. Le purpose a trait au bien commun et doit être placé au cœur de l’activité de l’entreprise, plutôt qu’à sa périphérie. Notre purpose, chez Best Buy, est d’enrichir la vie de nos clients par des solutions technologiques adaptées à leurs besoins. Nous aidons par exemple des personnes âgées à vivre plus longtemps chez elles en les équipant du matériel électronique adéquat. »

Restaurer la confiance

 

Extrait de Business Digest N°302, Décembre 2019 – Janvier 2020

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