Quand la passion flirte avec le burn out

Si aimer son travail est source d’épanouissement, s’y donner à fond sans se fixer de limites peut se transformer in fine en véritable cauchemar.

Assertion inconsciente très largement partagée : le burn out, ce gros mot encore tabou, syndrome d’épuisement physique et psychologique, causé par une activité professionnelle intense, n’arrive qu’aux autres. Vous êtes sûr de ça ? Si vous pensez être épargné parce que vous êtes passionné par votre boulot, Jennifer Moss, auteur du best-seller Unlocking Happiness at Work, va vous faire changer d’avis.  

  Car la passion peut conduire à l’obsession sans que vous en ayez vraiment conscience. Et, dégât collatéral de l’obsession, le déséquilibre vie pro – vie perso qui est la cause de 2 burn out sur 6. Certes, il est bien plus engageant d’être passionné par son job que d’y mourir d’ennui. Mais si cette passion devenait dévorante au point d’absorber votre temps de vie perso, il est alors urgent de reconnaître l’impératif d’un break. Pour prévenir cette plaie, Jennifer Moss vous suggère d’apprendre, pour vous-même, comme pour vos équipes, à vous fixer des limites (il n’y a rien dhonteux à savoir les reconnaître). L’OMS ayant établi une définition claire du burn out et l’ayant reconnu comme une menace légitime, vous pouvez aussi vous pencher sur les processus de mesure, de sensibilisation, d’accompagnement et de soutien qui permettront de prévenir ce danger. 

 

Pour en savoir plus : « When passion leads to burnout » (Harvard Business Review, Juillet 2019)