Vite fait, mal fait : éloge de la lenteur

La qualité de votre réflexion dépend de votre modèle mental. Si si, la recherche en sciences du comportement a montré l’impact de l’agitation sur la qualité de vos décisions, ainsi que le publie le très bon site Farnam Street recommandé par Jean Florent Rérolle, membre de notre comité scientifique.

Le constat, vous l’avez fait : la compréhension (des autres en général) est rare alors que les informations abondent. Nous aimons tellement l’agitation que notre temps libre arrive par tranches de 20 secondes, juste le temps de lire l’essentiel et de supposer que nous comprenons.  

Nous sommes tous persuadés que le simple fait de lire nous confère la compréhension ; or la plupart de nos lectures sont déjà édulcorées. La course en sac qui semble de rigueur nous empêche de prendre le temps de nous forger notre propre opinion. Or comprendre et apprendre exigent un arrêt sur image, du temps et de la tranquillité. Luxe que nous ne savons plus nous octroyer, car la tempête moderne de bits et de stimulation fait que l’art de la tranquillité s’est perdu en chemin. 

Nouvelle ère, nouvelle contraintes temps ? Pas vraiment. In Praise of Slowness date de 2005, et vantait déjà l’éloge de la lenteur. S’il s’est ancré dans plusieurs pan de la société (de la slow food ou slow working à l’honneur dans notre reading list de l’été 2019), il n’a pas vraiment réussi à transformer notre propre rapport au temps, si nécessaire à une prise de décision lucide…  

Chacun a sa petite réflexion à mener sur le sujet, car, à l’heure où nous portons au pinacle l’agitation comme un signe d’honneur, les mauvaises décisions (que nous enchaînons par manque de compréhension et de lucidité) nous trompent en nous amenant à penser que nous en faisons toujours plus 

 

Pour en savoir plus :

In Praise of Slowness: Challenging the Cult of Speed, de Carl Honoré(Harper Collins 2005).
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