Quand des « happy events » facilitent confiance et coopération

D’après Jurgen Appelo, chef de file du management 3.0, 95 % du temps de management devrait être dédié à communiquer,
5 % à transmettre des consignes. Réduire la distance entre les collaborateurs, toute position hiérarchique confondue, favoriserait la compréhension mutuelle, la communication et la créativité. En pratique, comment faire ?

Dans la nature, un échec est souvent fatal ; le cerveau humain a donc tendance à accorder plus d’importance aux échecs qu’aux succès. Or reconnaitre et célébrer les succès de l’équipe développe l’optimisme, les comportements positifs et la cohésion. Pour ce faire, une pratique toute simple, les Happy Events, a fait ses preuves dans les différentes organisations où elle a été testée. Avec deux règles proposées à chaque début de réunion :

1) chacun partage un événement positif qu’il a personnellement observé,

2) les commentaires sur l’« happy event » sont interdits.

Les bénéfices constatés au bout de quelques mois sont bien là ! Entre autres partage d’information d’une grande qualité, focalisation naturelle sur les sujets importants, meilleure synergie entre les membres de l’équipe, identité et culture d’équipe renforcées, ou alignement au quotidien de chaque collaborateur sur les objectifs de l’équipe.Un autre argument pour tenter l’expérience ? Les Happy Events, par le partage d’informations stratégiques et des enjeux, combattent l’opacité, source de la méfiance. Or la confiance au sein du groupe est bien l’un des prérequis à l’émergence de l’intelligence collective.



Pour en savoir plus :

« Startup, Scaleup, Screw up » de Jurgen Appel, (Wiley avril 2019)