Pourquoi tu pars ?

« On ne quitte pas un job, on quitte un manager ». N’est-ce pas ? Adam Grant et son équipe ont scanné ce qui se passait chez Facebook. Cette assertion s’avère fausse, du moins dans le sens communément entendu...

Donc chez Facebook, le terrain de jeu d’Adam Grant, Lori Goler, Janelle Gale et Brynn Harrington, on ne quitte pas un manager, on quitte un job. Parce qu’il n’est pas assez fun, parce que les points forts de chacun ne sont pas pleinement exploités, parce que la vie perso n’est pas respectée. Mais qui est responsable dans le fond d’un job qui ennuie à mourir dans tous les sens du terme ? Le manager. En fait, dénoncer l’assertion est plus complexe qu’un simple vrai/faux.
L’équation des auteurs est simple. La plupart d’entre nous définissons des postes, puis recrutons des profils adéquats ; la structure d’abord, les ressources ensuite. Mais les managers brillants, qui gardent dans leurs équipes des talents dans la durée ont créé un poste pour eux. Les auteurs ont ainsi évalué que parmi ceux qui sont « restés » chez Facebook, 31 % trouvaient leur travail agréable, 33 % utilisaient pleinement leur potentiel et 37 % savaient qu’ils grimpaient en compétences pour continuer à évoluer. Ce qu’ils conseillent, c’est tout simplement de façonner des jobs autour des personnes avec 3 objectifs en tête : leur permettre de faire le travail qu’ils apprécient, les aider à exploiter leurs atouts et tracer une voie de développement professionnel conforme à leurs priorités personnelles.

Utopie ? Rappelons que le terrain de jeu des chercheurs est juste Facebook…



Pour en savoir plus :

« Why People Really Quit their Jobs », Goler, Gale, Harrington & Grant, (HBR, 2018)