Votre lucidité, meilleur antidote contre la post-vérité Premium

Pour lire ce dossier dans son intégralité, devenez Abonné Privilégié ou connectez-vous

Les deux initiatives législatives anti fake news menées simultanément fin 2018 en France et en Russie soulignent bien le vent de panique qui souffle sur nos sociétés devant le déclin de la vérité scientifique et factuelle sous les assauts de faits alternatifs, de théories conspirationnistes et autres fake news. Sphère publique, politique, économique... rien ne semble échapper à la post-vérité... Comment en est-on arrivés là et comment dire stop ?

La post-vérité se voit consacrée « mot de l’année 2016 » par le dictionnaire d’Oxford : « qui fait référence à des circonstances dans lesquelles les faits objectifs ont moins d’influence pour modeler l’opinion publique que les appels à l’émotion et aux opinions personnelles ». Expression valise, la post-vérité couvre un vaste champ d’outils rassemblant de grands classiques comme l’omission volontaire et le mensonge, mais aussi quelques nouveaux venus tels les fake news et autres alternative facts. En l’espace de quelques années, elle est devenue une véritable star, suscitant des cohortes de publications savantes, d’innombrables commentaires médiatiques et politiques, plusieurs initiatives législatives et une consternation générale… Comment en est-on arrivés là et comment dire stop ?

Nos biais qui font le beurre des fake news

Le mensonge est un pas de deux : il implique un émetteur mais aussi un récepteur. Si celui-ci n’est pas ouvert au contenu qui lui est délivré, le menteur perd son temps. Or la capacité de discernement des êtres humains est bien souvent handicapée par un vaste aréopage de biais cognitifs, résurgences d’une époque où l’homme devait être capable d’évaluer rapidement une situation s’il voulait survivre.

Parmi ces agents perturbateurs, certains sont particulièrement nocifs quand il s’agit de distinguer le faux du vrai. C’est notamment le cas du biais de négativité, tendance à accorder plus de poids aux expériences négatives qu’aux expériences positives, et qui explique pourquoi une fausse mauvaise nouvelle a beaucoup plus de succès qu’une vraie bonne nouvelle. Le biais de confirmation, lui, nous amène à ne rechercher et ne prendre en considération que les informations qui confirment nos croyances et à ignorer ou discréditer celles qui les contredisent.

À ceux-là s’ajoutent quelques distorsions moins connues comme l’effet de halo (interprétation et perception sélective d’informations allant dans le sens d’une première impression), le biais de faux consensus ou encore le biais d’ancrage (ou la difficulté à se départir d’une première impression). Comptez aussi avec le redoutable effet Dunning Kruger, ou effet de sur confiance, qui amène les moins qualifiés dans un domaine à surestimer leurs compétences.

Quand ils se conjuguent, ces biais cognitifs diminuent notre vigilance et notre aptitude à questionner les contenus informationnels auxquels nous sommes confrontés. Et leur impact est amplifié quand notre cerveau a l’impression qu’il doit réagir dans l’urgence. C’est alors que les réseaux sociaux entrent en scène.

Les leviers contextuels et technos qui font (aussi) le beurre des fake news

 

Extrait de Business Digest N°295, Avril

Pour aller plus loin

Retrouvez notre dossier en intégralité

La synthèse

Que faire face aux mensonges, fake news et post-vérités ?

CAS

Fausses infos vs vraie réputation : mobilisez-vous !

À vous de jouer

Combattez le fake par les faits

Pour lire l'intégralité du dossier, vous devez être abonné :

Si vous êtes déjà abonné, connectez-vous

Abonnement classique

Business Digest classique

190 euros HT

(TVA 2.1%)

Je m’abonne
Abonnement numérique

Business Digest numérique

390 euros HT

(TVA 2.1%)

Je m’abonne
Abonnement premium

Business Digest premium

535 euros HT

(TVA 2.1%)

Je m’abonne