Combattre ces préjugés qui sapent diversité et inclusion Premium

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Nous avons rarement l’intention de nourrir des préjugés injustes envers les autres, pourtant, nous véhiculons tous, souvent inconsciemment, des idées reçues. Comment alors lutter contre l’invisible, à savoir nos propres préjugés et ceux des autres, afin de promouvoir la diversité et rendre nos équipes plus accueillantes ?

La plupart des programmes en faveur de la diversité ne semble pas vraiment porter ses fruits. En étudiant plus de 800 entreprises, pendant 31 ans, aux États-Unis, les sociologues Frank Dobbin et Alexandra Kalev ont démontré une résistance des salariés face aux programmes de diversité cosmétiques, détestant que leur conduite leur soit dictée.

Or il serait grand temps de faire des progrès dans ce domaine. En 2013, les procès pour discrimination raciale, accumulés sur plus de 15 ans, avaient couté près de 160 millions de dollars à la Bank of America Merrill Lynch. Mais au delà des potentiels dommages à caractère punitif, ce sont les nombreux atouts au sein des équipes qui constituent la principale raison de promouvoir la diversité : entre autres, l’amélioration à tout points de vue de la capacité à innover, de la rétention et des performances financières.

Êtes-vous dans la conviction ou la construction ?

Selon l’auteur et psychologue Dolly Chugh, nombreux sont ceux qui souhaitent favoriser la diversité, se voyant comme « des gens bien » (ils sont donc dans la conviction), alors que chacun continue à adopter des comportements en contradiction avec cette allégation.

Lorsque notre propre image (celle d’être une bonne personne) est remise en question, nous avons tendance à nous sentir menacés et à adopter une posture défensive, nous éloignant plus encore de « la personne que nous souhaitons être ».

Commençons par comprendre que voir le monde de façon aussi binaire (bon/mauvais) est d’une inefficacité absolue. Nous évoluons tous sur le même continuum ; plutôt que d’être sur la défensive lorsque nous nous trouvons confrontés à des situations qui nous mettent mal à l’aise, nous devrions développer une volonté d’apprendre. C’est seulement ainsi que nous passerons dans ce que Dolly Chugh appelle la construction.

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