Prêt à recruter un ex-condamné ?

L’idée de recruter un ancien condamné vous bloquerait-elle ? Alors que les progrès en matière de diversité sont très lents, c’est encourageant de voir plus de dirigeants s’ouvrir à de nouvelles pratiques, telle que l’ « Open Hiring », un nouveau mouvement venant tout droit de New York.

À ce stade, le scepticisme face à (encore un) programme de diversité en entreprise est compréhensible, compte tenu de la pauvreté des progrès dans ce domaine, malgré des décennies d’investissements. Cependant, tous n’échouent pas : Slack, la très populaire application de messagerie, est précurseur dans le monde de la Tech (connu pour son manque de diversité) en recrutant des candidats sur leur potentiel et non leur pedigree. Avant de se tourner vers Stanford ou le MIT, Slack se penche en priorité sur le Hackbright, un coding camp consacré aux femmes, ou encore sur Code2040, une ONG dédiée à la formation des programmeurs issus des minorités noires et latinos.

Puis arrive l’Open Hiring, une pratique lancée par la Greystone Bakery à New York. N’importe qui peut s’inscrire sur leur liste d’attente d’embauche, basée sur le principe du « premier arrivé, premier servi ». Aucune question n’est posée concernant l’expérience, les formations ni même le casier judiciaire.

L’été dernier, Greyston a ouvert un Centre d’Open Hiring, afin de sensibiliser d’autres entreprises aux atouts de cette pratique en termes de diversité, d’impact social, de rétention et infine de performances financières, tout en expliquant la manière dont elle peut être implémentée. De grands acteurs, comme Unilever, ont d’ores et déjà signé afin d’en apprendre davantage sur le fait de recruter des candidats pour ce qu’ils peuvent faire et pour leur passé. Pourquoi pas vous ?

En savoir plus : « This company hired anyone who applied. Now it’s starting a movement » (FastCompany)