#2065

Après Norman, la première IA psychopathe, voici le premier polar qui raconte les circonstances et les conséquences du premier meurtre perpétré par une intelligence artificielle ...c’est en 2065, c’est raconté par Ivan Gavriloff, prospectiviste.

Une lecture captivante, un roman génial, proche de l’esprit de Black Mirror et dont il est difficile de ne pas passer au chapitre suivant. Terre, 2065. « Humains et machines cohabitent dans des sociétés régulées, placées sous la surveillance étroite de l’Organisation des Nations et des Intelligences Artificielles Unies ». Dans ce monde très organisé ou Humains comme IAs appartiennent à des rangs différents, pour mieux travailler à servir l’Humanité, un grain vient gripper le rouage de ce monde civilisé : 3 meurtres – Deauville, Reykjavik, Tokyo. Avec un style pêchu et plein d’humour, Gavriloff nous offre une belle réflexion sur un avenir très très proche, d’ailleurs suffisamment proche de nous pour ne pas être une dystopie rebutante, ni une science fiction amusante mais improbable. C’est surtout un excellent polar qui déroule les codes des meilleurs policiers ou meilleures séries TV ; avec humour, des codes reconnus et appréciés, Gavriloff nous fait réfléchir sur nos rapports à l’IA mais aussi à nous-mêmes, êtres humains, à l’heure où les IAs s’imiscent de plus en plus dans notre vie quotidienne – telles ces IAs plus fortes que l’humain lors d’un test de lecture de l’université Stanford par exemple… Un must read !

Pour en savoir plus : hashtag2065.com

#2065, Ivan Gavriloff (GAIA, 2018)