La révolte des premiers de la classe

Vous ne vous sentez pas à votre place au travail ? Vous vous ennuyez ? Rassurez-vous, vous n’êtes pas seul, comme l’explique Jean-Laurent Cassely dans La révolte des premiers de la classe. Retour sur une lame de fond qui pourrait bien modifier le visage des entreprises.

Ces dernières années, un phénomène surprenant à fait son apparition : ce qu’on appelait « les premiers de la classe », tous ces diplômés de grandes écoles amenés à occuper les « professions intellectuelles supérieures », ces « jeunes cadres dynamiques » et autres « hauts potentiels » choisissent de ne plus encadrer personne, justement. Ils plaquent tout pour mettre la main à la pâte, et pas qu’au sens figuré. Ils quittent le conseil, la finance et la grande consommation pour devenir boulangers, pâtissiers, brasseurs… on ne les trouve plus en terrasse, mais derrière le comptoir ! Comment expliquer cette tendance ? Que dit-elle du monde du travail et des aspirations des collaborateurs ?

Pourquoi nous avons choisi ce livre

L’ouvrage est plus qu’un appelle à la Révolte et le changement, c’est aussi un moyen de se poser la question qui compte : Pourquoi tant de diplômés de grandes écoles quittent-ils leurs boulots très bien payés pour devenir néo-artisans ? Réponse avec Jean-Laurent Cassely, journaliste chez Slate qui s’intéresse à la question du brown-out et des « jobs à la con ». L’occasion de revenir sur un phénomène marginal, mais qui traduit un problème bien réel : la quête de sens des jeunes générations et la difficulté qu’ont les grands groupes à y répondre.

La révolte des premiers de la classe de Jean-Laurent Cassely (Arkhe éditions, mai 2017)