[Edito] Human… after all

 

Edito

Business Digest N°277 (juin 2017)
CouvOmbre

La déshumanisation des entreprises est-elle un phénomène inéluctable face aux derniers progrès de la robotisation ? En fait, les entreprises n’ont pas attendu les machines intelligentes pour « perdre en humanité ». Déjà en 1974, René-Victor Pilhes, dénonçait dans son fameux roman L’imprécateur (Le Seuil), l’individualisme, l’arrogance et le mépris pour l’humain qui s’étaient emparés des grandes multinationales. Quarante ans plus tard, des voix s’élèvent à nouveau pour appeler à un retour des valeurs humaines dans l’entreprise : esthétisme, confiance, curiosité, solidarité, empathie, anti-conformisme, etc. Et prédisent, alors que l’accès aux technologies se démocratise (et ne constitue donc plus un élément de différenciation), que l’ultime avantage concurrentiel des entreprises réside dans l’engagement et la créativité de leurs collaborateurs. Dans ce contexte, loin d’être une menace, les robots pourraient s’avérer une opportunité de ré-humaniser l’entreprise : en les libérant des tâches analytiques, les machines pourraient offrir aux hommes l’occasion d’exprimer les compétences qui font toute leur singularité et redonner ainsi du sens à leur travail.

Parmi ces aptitudes spécifiquement humaines, la résilience (capacité à grandir dans les épreuves) occupe une place de choix. C’est l’enseignement de Sheryl Sandberg, N°2 de Facebook, qui dans son denier ouvrage Option B revient sur le drame personnel qu’elle a traversé et les leçons qu’elle en a tirées en termes de leadership.

Bonne lecture,

 

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