Nestlé Indonésie se prépare à la vague Gen Z Premium

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Les jeunes de moins de 25 ans représentent en 2015 près de 25 % de la population indonésienne, soit 62 millions d’individus qui entreront sur le marché du travail dans les années à venir. Des chiffres qui font de l’Indonésie un des pays aux avant-postes de l’intégration des Gen Z dans l’entreprise. Un déferlement de jeunes talents que prépare activement David Mérieux dans la filiale asiatique de Nestlé.

« Avec un cycle universitaire plutôt court en Indonésie (généralement deux ou trois ans après l’équivalent du bac), je commence à voir des jeunes d’une vingtaine d’années postuler chez nous, explique David Mérieux. Et quand je discute avec des responsables RH du groupe à travers le monde, je m’aperçois que nous sommes sans doute un des premiers pays au monde à travailler massivement avec les Gen Z. C’est ce qui rend le sujet complexe… et passionnant. Notamment, parce que cela me pousse à questionner en permanence mes convictions sur les jeunes. J’avais tendance à penser que les Gen Z étaient des Gen Y en plus extrêmes : plus technophiles, plus autonomes, plus zappeurs, etc. En réalité, leurs aspirations sont beaucoup plus difficiles à cerner ». C’est justement pour mieux comprendre leurs motivations et développer un cadre de travail dans lequel ils s’épanouiront que David Mérieux a lancé en 2015 le programme « GenZ@ work ». Une enquête réalisée auprès de 2 500 lycéens indonésiens entre mars et septembre 2015 visant à comprendre ce qu’ils attendent d’une entreprise comme Nestlé.

Une quête de stabilité (en Indonésie)
Contrairement à leurs aînés, s’ils cherchent avant tout des emplois enrichissants qui leur permettent de développer en permanence de nouvelles compétences, les Gen Z accordent également une importance majeure à la stabilité. « En Indonésie, la génération d’entrepreneurs était celle des Y, qui ont profité d’un taux de croissance annuel variant entre 5 et 10 % ces quinze dernières années. Aujourd’hui, notre enquête révèle surtout une quête de stabilité (plébiscitée par 75 % des lycéens que nous avons interrogés) : la jeune génération envisage de changer d’entreprises moins régulièrement et le salaire n’est plus une motivation suffisante pour passer d’un job à l’autre. L’équilibre entre vie privée et vie professionnelle semble même devenir plus important que de ‘faire carrière’, ce qui, de mon expérience, est totalement nouveau pour de jeunes recrues. » Résultat : les Gen Z seront sans doute moins « zappeurs » professionnellement que leurs aînés… mais ils semblent également plus regardant sur les entreprises dans lesquelles ils comptent débuter leur carrière.

Les grands noms font moins rêver
« Pendant longtemps, les grandes entreprises occidentales avaient un avantage immédiat pour attirer les talents dans les pays émergents…

La suite dans notre dossier :

Ce que la Gen Z va changer

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D’après, entre autres, « La grande invaZion » (Boson Project et BNP Paribas, 2015) ; « De Y à Z, le guide sur la prochaine génération d’employés » (Randstad Canada, 2015) ; « Meet Generation Z: Forget Everything You Learned About Millennials » (Sparks & Honey , 2014) ; The Gen Z Effect: The Six Forces Shaping the Future of Business de Tom Koulopoulos et Dan Keldsen (Bibliomotion, 2014) et l’interview de David Mérieux, talent manager, Nestlé Indonésie.