Déjouez les pièges
de l’intelligence collective
Premium

Pour lire ce dossier dans son intégralité, devenez Abonné Privilégié ou connectez-vous

Motivées par la révolution digitale, de nombreuses entreprises s’efforcent de tirer parti de l’intelligence collective. Mais les groupes sont-ils toujours plus avisés que les individus qui les composent pris isolément ? Rarement, révèlent les dernières recherches en économie comportementale... à moins que les leaders parviennent à contrecarrer les biais de la pensée de groupe.

Cass Sunstein et Reid Hastie ont étudié la performance des groupes à la lumière des dernières recherches en matière d’économie comportementales. Principal constat : mobiliser l’intelligence collective est un réel défi ! Divers mécanismes psychologiques semblent en effet nuire au partage des informations et des opinions lors de délibérations collectives. Toutefois, il est possible d’adopter des mesures concrètes pour contrer les biais susceptibles de favoriser la « pensée de groupe ». Et avec le concours des outils digitaux, l’intelligence collective (à la fois dans l’entreprise et à l’extérieur) peut même être exploitée sous de nouvelles formes, contournant ainsi les problèmes de délibération.

LA PENSÉE DE GROUPE NUIT À L’INTELLIGENCE COLLECTIVE

Les groupes sont souvent victimes de comportements ou de mécanismes psychologiques qui amplifient plutôt qu’ils ne corrigent les biais décisionnels individuels.

Mimétisme et effets de cascade
Deux phénomènes peuvent expliquer la faiblesse des idées produites collectivement :
Le mimétisme : « le mimétisme est le comportement fondamental des groupes humains, expliquent C. Sunstein et R. Hastie. (…) Lorsqu’un projet, une entreprise, une personnalité politique ou une cause emporte très tôt un large soutien, le choix final du groupe se portera probablement dessus même si ses qualités intrinsèques ne suffisent pas à justifier ce plébiscite. (…) Ainsi, si les premiers intervenants dans un groupe se prononcent en faveur d’une ligne de conduite quelconque, il y a des chances que le groupe finisse par valider cette position alors qu’il n’aurait sûrement pas fait ce choix si les premiers à se prononcer avaient adopté une autre posture ».
Les effets de cascade : « Il existe deux types d’effets de cascade : la cascade informationnelle et la cascade de réputation (ou pression de conformité). En raison de l’effet informationnel, les individus préfèrent…

La suite dans notre dossier :

Déjouez les pièges de l’intelligence collective

BD26302

D’après Wiser: Getting Beyond Groupthink to Make Groups Smarter de Cass R. Sunstein et Reid Hastie (Harvard Business Review Press, décembre 2014) et une interview de Mithra Sarrafi, directrice de Covéa Campus.