Comment la SNCF bouscule son propre business model Premium

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Depuis que Guillaume Pépy a pris les rênes de la SNCF en 2008, l’entreprise est engagée dans une transformation profonde de son business model. Enjeu : passer du pur transport ferroviaire à une logique de service de proximité. Pour cela, la SNCF mise sur des innovations radicales tels que le covoiturage (IDVroom), le prêt de voiture entre particuliers (Ouicar), le transport en car (Ouibus) ou la mise en service de TGV à la demande (TGVpop). En somme, pour résister aux assauts des « nouveaux barbares », l’entreprise a décidé de hacker elle-même son modèle historique.

Concurrence historique de la voiture, puis des compagnies aériennes lowcost depuis le début des années 2000 et, plus récemment, des compagnies européennes de car, la SNCF fait face depuis de nombreuses années à l’assaut de nouveaux concurrents. Mais de l’aveu même du président, Guillaume Pépy, tout s’est encore accéléré ces derniers mois. En cause, de « nouveaux barbares » tels Blablacar, Drivy ou Flixbus qui menacent directement ses activités. Mais l’entreprise française est bien décidée à ne pas rester les bras croisés. Elle multiplie les rachats et les innovations pour rester compétitive sur le marché du transport européen, même si cela signifie parfois de cannibaliser le transport ferroviaire, son modèle historique depuis 1938.

20 ans de diversification
Quand Guillaume Pépy entre à la SNCF en 1988 comme directeur de cabinet de Jacques Fournier, alors président du conseil d’administration, l’entreprise n’a pas beaucoup changé par rapport au groupe industriel fondé dans les années 1930. Certes, le train à grande vitesse (TGV) lancé en 1981 révolutionne le transport de voyageurs, mais ses tarifs prohibitifs ne permettent pas d’enrayer la concurrence qui s’intensifie pendant les trente années suivantes : la voiture reste le moyen de transport préféré des français, les compagnies aériennes lowcost s’imposent en Europe, des compagnies de bus commencent à relier les grandes capitales européennes, etc. Pour résister aux assauts de cette concurrence inédite, Guillaume Pépy lance … Lire la suite

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Ubérisation, transformez la menace en opportunité !

BD26001frD’après « La SNCF n’a pas peur de la concurrence, testons-la ! », interview de Guillaume PÉPY (La tribune, avril 2015) ; « La SNCF va vous faire aimer autre chose que le TGV » de Gilles BRIDIER (Slate, septembre 2015) ; « “Tout digital pour tous“ : les piliers de la stratégie numérique de la SNCF » de Philippe GUERRIER (ITespresso, février 2015) ; « TGVpop : l’arme de la SNCF contre le covoiturage » de Valérie COLLET (Le Figaro, juin 2015).