Airbnb, Uber, Blablacar… comment s’inspirer des nouveaux barbares ? Premium

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Selon Innosight, cabinet spécialisé en innovation cofondé par Clay Christensen, 75% des entreprises du S&P 500 pourraient disparaître d’ici 2027 : de « nouveaux barbares » (Uber, Airbnb, Blablacar et autres Kickstarter) envahissent le paysage et bousculent les business models qui font la prospérité de grandes entreprises depuis des dizaines d’années. Quelle est l’origine de ce phénomène, comment s’y préparer ?

 

« Actuellement il se passe des choses qui bouleversent l’environnement à une vitesse inégalée » C’est en ces termes que Benoît Potier, le patron d’Air Liquide résumait début 2015 ses inquiétudes, effrayé à l’idée de se faire « ubériser ». Sur des marchés dont les barrières à l’entrée tombent les unes après les autres, des entreprises centenaires restent bien souvent consternées face à de « nouveaux barbares ». Ces start-up, non issues du sérail, mettent à profit les nouvelles technologies pour bousculer des modèles d’affaires bien ancrés. Une concurrence inédite pouvant être perçue comme une menace, mais qui donne surtout aux entreprises traditionnelles l’occasion de penser à de nouveaux business models pour faire face ou mieux ! Anticiper l’avancée des barbares.

Comprendre l’origine de l’ubérisation
En à peine cinq ans, des secteurs entiers de l’économie sont tombés aux mains des Uber, Blablacar et autres Airbnb. Comment expliquer l’arrivée soudaine de ces nouveaux acteurs ?

L’essor de l’économie collaborative
La prise de conscience du coût environnemental de la surconsommation et des crises économiques a porté un coup à la tendance du « consommer toujours plus ». La notion d’usage prend progressivement le pas sur celle de propriété. Pourquoi posséder une voiture dont vous ne vous servirez que quelques heures par mois alors que vous pouvez utiliser celle de votre voisin ? La création de valeur pour le consommateur se déplace progressivement du produit vers le service, permettant ainsi à des acteurs à faible capacité de financement de prendre position sur des marchés autrefois gourmands en capitaux. Ainsi, plutôt que de vendre un produit ou un service pour un utilisateur unique qui en deviendrait propriétaire, de nombreuses entreprises se mettent à jouer le rôle d’intermédiaire entre « prêteur » et « loueur » et en formalisant la transaction afin de protéger contractuellement les deux parties… Lire la suite

La suite dans notre dossier :

Ubérisation, transformez la menace en opportunité !

BD26001frD’après « Votre entreprise est-elle menacée d’ubérisation ? » de Frédéric FRERY (Harvard Business Review, mars 2015) ; « L’ “Ubérisation“ de l’économie et le grand vertige des élites » de Sabine DELANGLADE (Les Echos, février 2015) ; « Maurice Lévy tries to pick up Publicis after failed deal with Omnicom » (Financial Times, décembre 2014) ; « Startup : ces “barbares“ qui veulent débloquer la France » de Sophie FAY (Challenges, décembre 2014).