Team of teams: New rules of engagement for a complex world Premium

Pour lire ce dossier dans son intégralité, devenez Abonné Privilégié ou connectez-vous

L’efficacité opérationnelle, longtemps considérée comme un avantage des grandes entreprises sur les petites, ne suffit plus pour tirer son épingle du jeu face à la complexité et aux changements rapides de l’environnement. Comment les mammouths peuvent-ils gagner en agilité, privilège des « petits » moins structurés ? Une solution serait une réinvention de l’organisation en « équipe d’équipes 

 

La possibilité de transmettre l’information instantanément et gratuitement a donné naissance à un monde beaucoup plus interdépendant et volatile, complexe et imprévisible. Une nouvelle réalité à laquelle le général Stanley McChrystal a été confronté face à Al Qaïda, en Iraq, au printemps 2003, alors qu’il était à la tête de l’élite de l’armée américaine. Si l’ennemi était « mal entraîné et sous-équipé », son organisation en réseau lui conférait un avantage en termes de résilience et d’agilité. En quelques mois, Stanley McChrystal a compris que son problème était imputable au système de management de son armée, fondé sur la théorie de l’organisation scientifique. Ce modèle, pensé pour l’exécution parfaitement rationnelle de processus connus et répétables, ralentissait les troupes du général dans un environnement caractérisé par une incertitude extrême. Il a donc décidé de reproduire à grande échelle l’agilité des petites équipes en mettant en place une « équipe d’équipes ». Un type d’organisation, depuis adopté par de nombreuses entreprises, qui suppose de :

• Fixer un objectif partagé. L’ensemble des individus doit partager une connaissance fondamentale, holistique de l’environnement où ils sont appelés à intervenir et de leur propre organisation, tout en préservant l’ensemble unique de compétences de chaque équipe.

• Connecter les silos en partageant les perspectives et en nouant des relations plus proches, avec davantage de confiance, entre les diverses entités.

• Responsabiliser les individus en repensant le rôle du leadership jusqu’alors fondé sur le commandement et le contrôle, pour un nouveau modèle basé sur « l’exécution autonome »

• Repenser le rôle du leader qui n’est plus un « décideur omniscient » mais qui crée les conditions permettant l’essor de l’intelligence collective.


D’après Team of teams: New rules of engagement for a complex world de Stanley McChrystal avec Tantum Collins, David Silverman et Chris Fussell (Portfolio / Penguin, mai 2015), « Successful teams need two things. One is trust » de Karl Moore (The Globe and Mail, mars 2015) et l’interview de Guillaume Leroy, vice-président, Dengue Vaccine Company, Sanofi Pasteur, août 2015.

À voir, la vidéo :
McChrystal’s ‘Team of Teams’

team of teamsLe Général de l’armée américaine Stanley McChrystal expose sa vision d’une « équipe d’équipes » à John Bussey, rédacteur adjoint du Wall Street Journal