Déléguez ! Pour vous-même et pour vos équipes Premium

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Finie l’époque où déléguer rimait avec se débarrasser sur vos équipes de tâches que vous n’aviez pas envie de faire ! Le digital et la nature toujours plus collaborative du travail ont eu un impact sur cette compétence clé du management, transformant la façon dont vous devez solliciter l’aide des autres et sa fréquence. Extrait du dernier dossier de Business Digest :

1. Pourquoi déléguer ?
Une étude réalisée au Royaume-Uni montre que les patrons de PME pourraient passer 20 % de temps en plus à développer leur entreprise s’ils déléguaient simplement 10 % de leur charge de travail, ajoutant du même coup 300 milliards de livres par an au PIB. En outre, l’inaptitude à la délégation limite le développement de vos propres compétences et de votre expertise de leader, vous rend vulnérable au burnout et peut vous aliéner des collaborateurs déçus de n’avoir pas plus de responsabilités.

2. Qu’est-ce qui vous empêche de déléguer ?
La plupart des dirigeants reconnaissent être des maniaques du contrôle, ce qu’ils considèrent comme le principal obstacle à la délégation. Si vous l’êtes aussi, vous n’êtes pas vraiment capable de faire confiance à qui que ce soit pour faire quoi que ce soit à votre place. Le manque de temps (pour identifier la bonne personne et la former aux tâches que vous lui confiez dans le respect des délais et des normes) est aussi au cœur du problème pour la plupart des dirigeants.

3. Devenez un pro de la délégation
Votre rôle le plus crucial est de comprendre à quoi vous et vos collaborateurs travaillez collectivement et comment chacun s’intègre dans l’ensemble. Prendre ce recul n’est possible que si vous vous libérez du travail lui-même. « Passer du “faire” au “faire en sorte que ce soit fait” représente un énorme et essentiel changement d’état d’esprit, explique Gail Thomas. Le “faire” exige que vous descendiez dans le détail et travailliez énormément. A contrario, déléguer exige seulement de faciliter les choses à ceux qui effectuent ce travail. »

L’exemple de BaxterStorey
Déléguer permet à Simon Esner de libérer la performance de son équipe de business developers chez BaxterStorey, l’un des leaders du marché britannique de la restauration d’entreprise. Selon lui, le processus de délégation repose entièrement sur la confiance accordée à ses collaborateurs. Une confiance qui ne doit toutefois pas être aveugle.


D’après The gift of time: How delegation can give you space to succeed de Gail Thomas (Capstone, mars 2015), « How Office Control Freaks Can Learn to Let Go » d’Elizabeth Grace Saunders (Harvard Business Review, octobre 2013), « Signs That You’re a Micromanager » de Muriel Maignan Wilkins (Harvard Business Review, novembre 2014) et l’interview de Simon Esner, directeur chez BaxterStorey, juin 2015.