Davidson Consulting, entreprise horizontale Premium

Pour lire ce dossier dans son intégralité, devenez Abonné Privilégié ou connectez-vous

Edouard Mandelkern s’est inspiré des travaux de Frank Ostroff, père du concept « d’entreprise horizontale », lorsqu’il fonda Davidson Consulting en 2005. Dix ans plus tard, l’entreprise de services IT a été sacrée meilleur employeur d’Europe par le Great Place to Work Institute, tout en affichant une croissance annuelle de 26 %. Atout : une organisation plate qui met l’accent sur le management de proximité et se passe de tout DRH. Extrait de son interview à Business Digest :

Mandelkern

Davidson a conservé l’esprit start-up de ses débuts avec seulement trois niveaux hiérarchiques (20 associés, dont les deux dirigeants, et 72 managers pour 1 250 consultants). À titre de comparaison, il y en a 8 à 10 dans une entreprise de taille équivalente. « Mes associés et moi avions zéro envie de politique interne. Notre objectif était de gagner du temps », explique Edouard Mandelkern. C’est ce qui explique qu’il n’ait toujours pas recruté de DRH. Ce sont les managers de proximité qui assurent cette fonction, épaulés par les associés. « Le triangle RH – manager – consultant ne peut pas fonctionner car les RH ont le beau rôle d’écoute et d’empathie et les managers passent pour les méchants contraints par les objectifs d’affaire. Du coup, Davidson a déplacé la fonction RH vers les managers. Nous sortons ainsi du schéma perdant-perdant. Le rôle du manager est enrichi d’un volet social, RH… et quand il y a un problème, les consultants peuvent s’adresser directement à un décideur. Le dialogue est plus direct et plus franc. »


D’après Reinventing Organizations, a Guide to Creating Organizations Inspired by the Next Stage of Human Consciousness de Frédéric Laloux (Nelson Parker, février 2014) ; « La nouvelle entreprise sur le chemin de l’holacratie » de David Layani (Le Cercle Les Echos, mars 2015) ; « Une nouvelle technologie managériale : l’Holacratie » de Bernard Marie Chiquet et Etienne Appert (IGI Partners, 2013) ; « Beware the Next Big Thing » de Julian Birkinshaw (Harvard Business Review, mai 2014) ; « The Holes in Holacracy » (The Economist, juillet 2014) et « Constitution de l’Holacracy 3.0 » (HolacracyOne, 2015) et l’interview d’Edouard Mandelkern, président et cofondateur de Davidson Consulting, mars 2015.

Diplômé de l’ESSEC Business School, Edouard Mandelkern a gravi les échelons (d’ingénieur d’affaires à directeur général) chez Sivan Consulting avant que celle-ci ne soit absorbée par le groupe Altran, leader mondial du conseil en innovation et ingénierie avancée. Il a créé Davidson Consulting avec son collègue Bertrand Bailly en 2005.