Et si nous jetions le conformisme à la poubelle ? Premium

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70 % des managers disent en synthèse : « Nous ne pouvons changer, et donc nous adapter, car nos organisations ne sont pas assez ouvertes. » Le conformisme nous menace… Et si nous le jetions à la poubelle pour gagner en agilité ? C’est ce que Michel Hébert a suggéré à Business Digest dans sa contribution d’octobre.

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1. Dire non au conformisme
Des marques leaders se sont effondrées à force de ne vouloir rien changer pour s’adapter à de nouvelles situations de marchés : Kodak, Polaroid, Leica, etc. Disparues ou dépassées parce qu’elles voulaient rester dans leur conformisme, leur entêtement, ne pas changer leurs manières de penser et d’agir, en d’autres termes, ne pas s’adapter car elles se pensaient inaltérables ! Abandonner un ordre établi veut dire avoir la volonté farouche de détruire ce que nous savons, de s’éloigner définitivement du conformisme vieillot de la pensée et adopter le principe d’un changement perpétuel au sein de l’entreprise pour être sans cesse en phase avec les mouvements du monde. Nous passons de marchés simples à des marchés où les entreprises ont bien souvent des dizaines de milliers de concurrents dans un monde qui n’est plus discipliné, plus linéaire.

2. Bricoler la pensée
Le bricoleur rentre dans la résolution du problème de façon créative en expérimentant des solutions. Dans l’entreprise, ces bricoleurs trouvent des modèles dans les personnalités de Steve Jobs et Steve Wozniak, deux adolescents qui s’amusaient à bricoler dans leur garage du matériel électronique… et ont, en trente ans, acquis le statut de légendes du génie et de l’invention en créant Apple. Mais comment développer cette culture du bricolage ? À l’heure où nous parlons de la nécessité de penser vite, de décider vite, d’exécuter vite, il est temps de donner de la souplesse à des mots structurants comme « stratégie » et « vision », qui orientent la vie de l’entreprise pour de longues années. Stratégie et vision n’échappent pas à la nécessité de l’adaptation et doivent intégrer dans leur signification de l’agilité, de la flexibilité. Jeter le conformisme à la poubelle, c’est introduire aussi de l’agilité et de la flexibilité dans les mots qui en ont besoin.


Contribution de Michel Hébert, président de No-Logic consulting, d’après son dernier livre Le marketing de l’adaptation : le bricolage de la pensée (L’Harmattan, septembre 2014).