Quel regard un philosophe peut-il porter sur le big data?

Jusqu’où le big data peut-il être utile à la créativité ? Dans cette courte vidéo, Luc de Brabandère, fellow et senior advisor au Boston Consulting Group, propose une piste de réflexion novatrice. Diplômé de mathématiques et auteur de plus d’une vingtaine d’ouvrages (dont Thinking in New Boxes, paru en 2013 et Les mots et les choses de l’entreprise, paru en 2012), il propose, comme tout bon philosophe, de prendre du recul devant le concept de big data. D’abord parce que contrairement à ce que son nom laisserait penser, il ne s’agit pas simplement de « plus de data », mais d’un tout nouvel outil pour observer le monde. D’autre part, parce que si cet outil permet de rapprocher de façon inédite des concepts existants, il ne peut remplir la fonction de conceptualisation nécessaire à la créativité. Ainsi, la créativité restera le privilège (et la responsabilité) de l’être humain, prévient Luc de Brabandère. S’appuyant sur les exemples de Darwin et Keppler, ce passionné d’histoire des sciences réussit à apporter un regard ni technicien, ni managérial sur un sujet qu’on aurait pu croire éculé. Cela mérite qu’on s’y attarde !

A lire, notre dossier :

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Pourquoi s’intéresser aux big data ?

D’après Big Data at Work: Dispelling the Myths, Uncovering the Opportunities de Thomas H. Davenport (Harvard Business Review Press, février 2014), Keeping Up with the Quants coécrit avec Jinho Kim (Harvard Business Review Press, juin 2012), «  Mobilizing your C-suite for big data analytics  » de Brad Brown, David Court et Paul Willmott (McKinsey Quarterly, novembre 2013), «  How to Get Over Your Inaction on Big Data  » de Phil Simon (Harvard Business Review, février 2014), « Thriving in a Big Data World » d’Aden Hayashi (MIT Sloan Management Review, hiver 2014) et l’interview de William O’Hara, VP Sales, KB Kookmin Wealth management and Investment, Corée du Sud, avril 2014.
Business Digest N° 246, mai 2014.