Infobésité : comment endiguer la surcharge informationnelle ? Premium

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Plus d’information a été produite ces vingt-cinq dernières années qu’au cours des cinq siècles passés. À défaut de savoir se repérer dans cette masse croissante de données, la surchauffe informationnelle se traduit par une pure perte de productivité. Que faire contre ce fléau moderne qu’est l’infobésité ?


Les managers ont un rôle central à jouer dans la lutte contre la prolifération de l’information : ils doivent fournir un cadre de travail optimal à leurs équipes et les aider à résister à la pression en fixant quelques repères.

Maître mot : persuader plutôt que contraindre ! Inculquez progressivement de nouveaux usages permettant de développer une meilleure hygiène informationnelle :

1. Évaluez l’impact du phénomène d’infobésité : incapacité à prioriser, déperdition en temps et en argent, niveau de stress élevé… Identifiez ensuite les principaux responsables : surcharge d’emails, sms, messagerie instantanée, réseaux sociaux, réunionite aigüe…
2. Mettez en place un code de bonnes pratiques afin d’œuvrer au quotidien. Commencez par exemple par restreindre le nombre de réunions et de participants ou par prévoir des plages de déconnexion totale (journée « zéro email », matinée « sans interruption »).
3. Repensez l’environnement collaboratif : une part non négligeable de surcharge informationnelle découle de l’utilisation anarchique des outils de communication. Réapprenez à communiquer et bâtissez un environnement collaboratif de qualité pour aider vos équipes à gérer efficacement le flux continu d’informations internes et externes.

Mettez-vous au régime de l’email « light »

• Choisissez un titre précis pour que l’objet de l’email soit identifiable dès la première lecture ;
• Organisez clairement le corps du texte, en paragraphes courts et concis, allez droit au but ;
• Ne traitez pas plusieurs problèmes à la fois, tenez-vous-en à un seul sujet ;
• Restreignez au maximum les destinataires ;
Et n’oubliez pas : surutilisé depuis une décennie, l’email est pourtant inadéquat pour de nombreux échanges (suivi d’un projet, la communication d’informations clés). Contrairement au téléphone ou à l’échange de visu, il éclaire rarement sur le contexte, par exemple.

À lire, notre fiche pratique
Infobésité : comment endiguer la surcharge informationnelle ?

Business Digest nº 220, octobre 2011.
D’après Overload! How Too Much Information Is Hazardous to Your Organization, de Jonathan B. Spira, Wiley, juin 2011.