Résister à la pression sans perdre ni calme, ni discernement, ni efficacité Premium

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Rester calme, concentré, maître de soi pendant la tempête, et favoriser cette attitude chez ses collaborateurs : le rêve de tout dirigeant. Heureusement, cela s’apprend !

Pourquoi certains résistent-ils mieux à la pression que d’autres ?
Rien à voir avec une prédisposition génétique, selon Paul Sullivan, auteur de Clutch, les champions de la gestion du stress ont tous acquis les compétences qui leur permettent de limiter ses effets négatifs. Travailler sur soi et s’entrainer en situation de calme permet d’affronter un gros grain plus sereinement.

De 4e banque américaine avant l’éclatement de la bulle financière, la banque J.P. Morgan Chase est passée à la première position à la sortie de la crise. Pourtant, sa capitalisation boursière a été divisée par 2,5, comme ses concurrents. Alors, à quoi doit-elle cette ascension ? À la capacité du CEO Jamie Dimon à prendre les bonnes décisions, même sous pression.

Préparation et expérience sont des impératifs pour résister à la pression.
Si les champions de la gestion du stress comme Jamie Dimon démontrent des qualités intrinsèques (concentration, discipline, adaptabilité), d’autres de leurs compétences peuvent s’acquérir.
C’est le point de vue de Laurent Combalbert, conseil en management stratégique de la complexité et ancien négociateur du RAID, qui donne trois moyens concrets d’améliorer votre capacité à affronter l’adversité :
• l’entraînement ;
• le retour d’expérience (débriefing) ;
• le diagnostic de vos réactions en situation tendue, pour mieux les transformer en facteur de stimulation.

Pour adopter une réponse adaptée à une situation de stress, il faut avant tout bien se connaître.

Pour Laurent Combalbert, connaître sa réaction face à la pression, s’entraîner avant et savoir débriefer après, pour soi et avec son équipe, sont les ingrédients de la résistance à la pression en milieu complexe.

Plus la situation est chaotique et dangereuse, plus James Bond est calme.
Si le stress est un stimulant naturel de prise de décision rapide en situation de danger, il peut s’avérer dangereux si la situation s’emballe. Là aussi pas de miracle, conserver calme et discernement au sein de ses équipes ne s’improvise pas, mais se cultive, exige entrainement et retour d’expérience. Le travail en amont s’applique également aux processus. Par exemple avec la méthode des scénarios : identifier les domaines sensibles de votre activité et les ressources nécessaires pour réagir aux dysfonctionnements.

À lire, notre fiche pratique
Résister à la pression sans perdre ni calme, ni discernement, ni efficacité

Business Digest nº 215, avril 2011.

D’après : Clutch de Paul Sullivan (Portfolio, septembre 2010) ; Shine de Edward Hallowell (Harvard Business Review Press, janvier 2011) ; l’interview de Laurent Combalbert, ancien négociateur du RAID et fondateur d’Ulysceo, (mars 2011) ; et la synthèse de plusieurs articles de McKinsey Quarterly et de Harvard Business Review.