Efficacité verte : l’intégrer dans sa stratégie, la piloter dans ses opérations Premium

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L’intégration du green dans la stratégie d’entreprise ne constitue pas une entrave à la croissance et la rentabilité, bien au contraire !

Seuls les greeno-sceptiques confondent encore vert et contrainte.
Le business vert, simple habillage marketing de circonstance ? Ce serait bien une erreur de greeno-sceptiques de le croire : Les autres intègrent définitivement cette dimension dans la stratégie de l’entreprise, avec un triple objectif : réduire leurs coûts en évitant le gaspillage ; asseoir croissance et compétitivité par une innovation verte ; et, in fine, pérenniser leur activité en participant à la protection de la planète.

C’est surtout un engagement stratégique majeur qu’aucun acteur économique ne peut se permettre d’ignorer, sous peine de se couper d’une source considérable de progrès.

Mettre en œuvre sa stratégie verte
Comme tout changement majeur, vouloir n’est pas faire n’importe quoi. Dans son livre, Eric Olson s’appuie sur les réflexions liées aux déploiements stratégiques classiques et démontre qu’une stratégie verte est fondée sur les mêmes impératifs opérationnels et humains que n’importe quel projet de changement et d’amélioration.

1) Bâtir une nouvelle culture d’entreprise (exemplarité, sensibilisation, équipements appropriés, objectifs et mesure)
2) Aligner les objectifs et le plan d’action (formuler une vision stratégique verte ; recenser tous les leviers d’actions possibles ; faire la liste des besoins organisationnels, techniques et des procès ; réaliser l’analyse des écarts ; prioriser les initiatives ; établir une feuille de route ; accompagner son exécution et mettre régulièrement les objectifs à jour)
3) Piloter la transformation verte (définir les ICP, établir un système de mesure, créer un tableau de bord, ajuster les processus et assurer le suivi de la performance au jour le jour).


Toutes les méthodes éprouvées de gestion opérationnelle sont bonnes.

Tel IBM qui a déployé son Green Sigma pour piloter les actions de son initiative Big Green Innovations, incubateur d’idées technologiques pour rendre les activités économiques plus efficaces, plus intégrées, moins chères, de meilleure qualité et moins polluantes.
Ou bioMérieux, qui mobilise un réseau de champions verts pour déployer son programme d’éco-efficience. Des objectifs, un plan d’action et des indicateurs de progrès à suivre sont une condition nécessaire, mais non suffisante sans l’implication de tous pour mettre en route de bonnes pratiques, puis les déployer à l’en­semble de l’organisation worldwide !

À lire, notre dossier
Efficacité verte : l’intégrer dans sa stratégie, la piloter dans ses opérations

Business Digest nº 207, juin 2010.

D’après Better Green Business d’Eric G. Olson, Wharton School Publishing (novembre 2009), et les interviews de Peter Williams, CTO de Big Green Innovations, IBM, et Anne-Laure Denis, responsable environnement corporate bioMérieux, mai 2010.