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Synthèse

Des robots intelligents chez DKV, la Co-operative Bank et Xerox

Selon McKinsey & Company, les gains de productivité dus aux progrès en matière d’automatisation des tâches cognitives pourraient représenter l’équivalent de 110 à 140 millions de postes à temps plein d’ici à 2025 et générer des retombées économiques globales allant de 5 200 à 6 700 milliards de dollars. Business Digest passe en revue de trois firmes qui ont entrepris de faire réaliser des tâches à fort contenu intellectuel par des machines.

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Deep Knowledge Ventures nomme un robot à son board
En mai 2014, Deep Knowledge Ventures (DKV), entreprise basée à Hong Kong spécialisée dans le capital investment dans le domaine de la santé a nommé à son conseil d’administration une machine intelligente nommée VITAL. « Toutes les décisions relatives aux investissements de l’entreprise sont prises en fonction de son vote, explique Susan Shao, analyste chez DKV. » Le robot a pour mission prendre des décisions d’investissement en scannant notamment la santé financière des prospects. « L’intuition des investisseurs humains et la logique d’une machine formeront ensemble une équipe parfaite. Le risque d’erreur sera minimisé. » affirme Dmitry Kaminskiy, un des dirigeants de l’entreprise.

La Co-operative Bank automatise sa relation client
Jusqu’en 2007, une équipe de 11 employés de la Co-operative Bank (Royaume-Uni), devait examiner chaque jour manuellement environ 2 500 comptes sans provisions suffisantes pour réaliser des transactions conclues la veille. Ensuite, ils décidaient s’ils devaient retourner ou effectuer les paiements en analysant le profil de chaque client. En 2007, la banque anglaise s’est associée à l’éditeur de logiciels Blue Prism afin d’automatiser le traitement de ces données. Grâce à son nouveau logiciel intelligent capable de comprendre la personnalité des clients en se basant sur leur historique de paiements, la banque automatise 80 % du processus.

Xerox fait intégralement confiance à un algorithme intelligent pour ses recrutements
Xerox confie l’intégralité du processus de recrutement à une machine. L’entreprise s’est associée à Evolv depuis 2012 pour repenser le recrutement dans ses 175 centres d’appels à travers le monde en tirant profit des big data. « Avant l’outil d’automatisation, certaines de nos hypothèses n’étaient pas valides », explique Connie Harvey, chief operating officer of commercial services. L’algorithme utilisé permet désormais de dépasser ces biais humains qui entravaient le processus. Après un essai de six mois, ayant permis à Xerox de réduire son turnover de 20 %, l’entreprise utilise désormais le logiciel de recrutement dans tous ses centres d’appels, qui emploient plus de 50 000 agents au service clientèle.


D’après, entre autres, The Second Machine Age: Work, Progress, and Prosperity in a Time of Brilliant Technologies d’Erik Brynjolfsson et Andrew McAfee (W.W. Norton & Company, janvier 2014), « Hong Kong VC firm appoints robot to its board » d’Aviva Gat (Geektime, mai 2014) et « Deep Knowledge Venture’s Appoints Intelligent Investment Analysis Software VITAL as Board Member » (PRWEB, mai 2014).

À voir, la vidéo :

The Rise of Artificial Intelligence

Dans cette vidéo, des experts en robotique nous expliquent que la solution consiste à leur permettre d’intégrer constamment de nouvelles informations, de s’adapter et d’apprendre, à la manière du cerveau humain…

Caroline Schuurman
Publié par Caroline Schuurman