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Synthèse

Décider (quand on n’y voit rien) 

Au poker, le gagnant n’est pas le joueur qui dispose de la meilleure « main »1, mais celui qui prend les meilleures décisions pour s’adapter aux hasards du jeu et au bluff de ses adversaires. Et si vous tiriez parti de ces enseignements pour vous orienter dans un environnement incertain ?

En 2016, la journaliste Maria Konnikovadiplômée en psychologie de l’université Columbiase met au défi d’apprendre le poker pour explorer les processus de prise de décision en contexte incertain. Pari gagné : deux ans plus tard elle remporte des championnats professionnels, et démontre ainsi que s’inspirer des stratégies des meilleurs joueurs de poker permet d’optimiser ses choix dans les environnements volatils.  

Comme souligné par John von Neumann, père de la Théorie des jeux et du comportement économiquele poker reflète la complexité de la vie. Contrairement à la roulette russe, il ne relève pas du pur hasard : le raisonnement mathématique a sa place. Mais contrairement aux échecs il ne peut être modélisé par un algorithme : la part du « bluff » – la dimension humaine, psychologique – y joue un rôle déterminant. Ainsi le joueur qui détient la meilleure « main » ne gagne que dans 12 % des cas.  

 

Il ne suffit pas d’avoir les bonnes cartes : le meilleur stratège l’emporte, même avec un mauvais jeu. Vous n’avez pas toutes les cartes en main mais voulez accroitre vos chances de gagner ? Observez les pros du poker. 

 

Discernez ce qui est vraiment en votre contrôle 

1 : Au poker, une main désigne la combinaison de cinq cartes détenues par un joueur, dont il compare la force à celle de ses adversaires. 

Extrait de Business Digest N°309, Septembre 2020

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Françoise Tollet
Publié par Françoise Tollet
Elle a passé 12 ans dans l’industrie entre autres chez Bolloré Technologies. Elle dirige Business Digest depuis 1998, société qu’elle a cofondée en 1992 et dont elle a décidé du big move vers Internet dès 1996… avant même d’en rejoindre l’équipe.