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Source (entre autres)

1. Distinguez transparence et anxiété contagieuse

La transparence est un devoir managérial, l’angoisse partagée ne l’est pas. Dites ce que vous savez, ce que vous ne savez pas encore, et quand vous reviendrez avec des réponses. Employez des formulations cadrées : ce qui est confirmé, ce qui est plausible, ce qui est à l’étude.
Bannissez les projections catastrophistes ou les apartés chargés d’émotion brute devant l’équipe. Si votre niveau d’inquiétude est élevé, débriefez d’abord avec un pair ou votre N+1, puis revenez devant l’équipe avec un message clarifié. Répétez une règle simple : vérité, mesure, régularité. La cohérence perçue vaut mieux que l’exhaustivité instantanée. Et quand vous n’avez pas la réponse, dites-le, puis explicitez la démarche pour l’obtenir. La franchise sur le processus rassure davantage que des certitudes fragiles.

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L’anxiété, ce fléau contemporain, cette paralysie des organisations … Mais de quoi parle-t-on ? Testez vos connaissances sur cette émotion normale qui peut aussi avoir des effets bénéfiques.

D’après

Future Tense : Why Anxiety Is Good For You (Even Though It Feels Bad) par Tracy Dennis-Tiwary – (Harper Wave, 2022)


I – Anxiété, stress et peur, même combat Faux  

« Climat : 45% des jeunes souffrent d’éco-anxiété » ; « L’anxiété est-elle en train de devenir un nouveau fléau aux Etats-Unis ? » ; « Bientôt un dépistage systématique de l’anxiété » ; etc. L’anxiété est un sujet d’inspiration inépuisable pour la presse. Mais savez-vous vraiment ce qui se cache derrière ce nom commun employé à toutes les sauces ?
Dans l’inconscient collectif, l’anxiété est souvent assimilée à la peur et au stress. Or, ce ne sont que des cousins.

D’après

Future Tense : Why Anxiety Is Good For You (Even Though It Feels Bad) par Tracy Dennis-Tiwary – (Harper Wave, 2022)


Pour comprendre la différence, imaginez-vous dans un univers où vivent des monstres.

Bienvenue dans le monde hostile de cette émotion complexe qui combine des symptômes physiques désagréables et des pensées négatives (inquiétudes, obsessions, ruminations) en anticipation d’un futur incertain, possiblement dangereux.

II – Nous sommes tous égaux devant l’anxiété – Faux  

L’anxiété est une émotion très courante. La plupart des êtres humains sont amenés à en faire l’expérience un jour où l’autre. Heureusement, le plus souvent ses effets se dissipent rapidement dès que la menace perçue se confirme ou disparait.
Mais tous les individus n’ont pas la même vulnérabilité à l’anxiété. Chez certains, elle peut s’avérer paralysante ou susciter une agitation pénible. Elle devient même pathologique – on parle alors de troubles anxieux – lorsqu’elle perturbe de manière non négligeable la vie du sujet. Généralement, dans ce cas, des symptômes somatiques – oppression thoracique, palpitations, sueurs, tremblements, gorge serrée, difficulté à déglutir – s’associent à une inquiétude psychique, parfois sans objet, et à des signes cognitifs comme la difficulté à se concentrer ou les pensées incontrôlables…

Cette aggravation de l’état anxieux est souvent liée à l’exposition des individus concernés à un biais cognitif, dit biais attentionnel qui les pousse à privilégier les stimulis menaçants à ceux qui seraient rassurants. Dans une réunion, par exemple, ce biais attentionnel vous pousse à vous focaliser sur un unique interlocuteur qui montre des signes d’opposition en négligeant tous les autres qui écoutent avec bienveillance.

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D’après
Why the Fuck can't i change

Why the fuck can’t I change de Gabija Toleikyte 
(Thread, 2021). 

1/ Procrastinateurs : comment passer de « je m’y mettrai plus tard » à « c’est lancé »   

Vous vous reconnaissez si… Vous tournez autour de vos tâches, vous surchargez vos journées, vous attendez « le bon moment ».

Vos 4 réflexes à ancrer :

  1. Préparer plutôt que forcer. Avant de vous y mettre, faites une vraie pause de 5 minutes (respirer, marcher, boire un verre d’eau) pour recharger votre cerveau plutôt que le braquer d’emblée.
  2. Alléger le terrain. Listez vos tâches de la semaine et cochez : à regrouper, à déléguer, à abandonner. Ne gardez que l’essentiel visible sur votre to-do.
  3. Découper en micro-démarrage. Règle simple : « 5 minutes ou rien ». Vous ne vous engagez pas à finir, seulement à commencer pendant 5 minutes. Le reste suivra souvent tout seul.

4. Identifier votre style de procrastination:

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Vos bonnes résolution : sur le papier, tout est clair ; dans la vraie vie, vous retombez sur vos vieux rails à une vitesse record. Et si le problème n’était pas votre volonté, mais la manière dont votre cerveau est câblé ? Testez, en 6 questions, ce que vous comprenez vraiment de vos automatismes, de vos émotions et de vos fausses bonnes résolutions.
Parce que … C’est qui l’patron ?

D’après
Why the Fuck can't i change

Why the fuck can’t I change de Gabija Toleikyte 
(Thread, 2021). 


Point synthétique sur la recherche en neurosciences, Business Digest, 2025

1. Un cerveau fait pour la stabilité… mais capable de bouger   

Les travaux récents sur la plasticité cérébrale confirment que le cerveau peut se reconfigurer tout au long de la vie, en modifiant ses connexions et ses réseaux. Il est décrit comme un système qui s’ouvre ou se ferme selon les stimulations et le niveau de menace perçu : plus le contexte semble incertain, plus le cerveau favorise l’économie d’énergie et la répétition des schémas connus plutôt que l’exploration.

Parallèlement, les recherches sur les habitudes montrent que les circuits de la récompense se spécialisent avec la répétition : à force de refaire la même chose, le comportement glisse vers des circuits automatiques, au détriment des régions impliquées dans le choix conscient. Nous construisons nous-mêmes des rails neuronaux qui rendent le changement coûteux, surtout quand l’environnement est tendu ou flou.

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D’après

Why the fuck can’t I change 
de Gabija Toleikyte, (Thread, 2021). 

Changer est un processus coûteux, souvent voué à l’échec. Malgré vos efforts sincères pour devenir, au choix, moins émotif, moins stressé, plus efficace, ou meilleur communicant, vous n’arrivez pas à changer : vous répétez en fait constamment les mêmes erreurs.  

Pourquoi diable n’arrivez-vous pas à changer ? Manque de volonté ? Non. Vous vous heurtez en fait à des mécanismes cérébraux puissants, héritage de réflexes de survie ancestraux mais totalement inadaptés à l’environnement actuel, selon Gabija Toleikyte, professeure en neurosciences et coach comportementaliste. Réflexes de survie qu’il est possible de stopper si vous plongez au cœur de la formation de vos habitudes et réactions, pour couper court au cercle vicieux de la répétition. En comprenant leurs mécanismes vous aurez les clefs pour contrer leurs effets. Changer est certes ardu, la démarche exige temps, discipline et patience, mais grâce aux avancées des neurosciences c’est possible. 

Les 5 étapes du changement  

  1. Réduisez votre charge mentale : n’enclenchez un processus de changement que si votre cerveau est réellement disponible. 
  1. Renforcez votre motivation : activez les circuits neuronaux de la récompense en listant les bénéfices attendus du changement. 
  1. Compensez : remplacez chaque habitude supprimée par une habitude positive répondant au même besoin primaire pour éviter de retomber dans l’ornière. 
  1. Relaxez-vous : toute nouveauté génère de l’anxiété. Veillez à « calmer le jeu » en vous détendant régulièrement pour rassurer votre amygdale quand elle s’emballe. 
  1. Créez de la répétition pour ancrer votre nouvelle habitude dans la durée. Changer est un jeu de patience ! 

Blocage #1 : la marche est trop haute ? 

Votre cerveau se décompose en trois parties : reptilien (contrôleur des fonctions végétatives), paléo-mammifère (responsable des émotions, des automatismes de survie) et humain (siège de la pensée rationnelle, des prises de décisions volontaires).  

Surtout, ne cherchez pas à changer brutalement : ce serait contre-productif. Même nocives, vos mauvaises habitudes remplissent un besoin physiologique ou psychologique primordial (survie, sécurité, affiliation, recherche de sens) que votre cerveau paléo-mammifère n’accepte pas de lâcher facilement. Si vous ne remplacez pas l’habitude à éradiquer par une habitude positive « compensatrice », il déclenchera automatiquement des émotions qui saboteront vos tentatives de changement. Exemple : Troquez votre café sucré de 11h par une pomme, mais ne renoncez pas à toute pause plaisir, sinon vous doublerez votre dose de caféine à midi !  

Ménagez aussi votre cortex préfrontal : siège des fonctions cognitives supérieures, il est le moteur des actions volontaires, mais aussi la partie du cerveau qui s’épuise le plus vite. D’où l’importance d’initier les changements quand il est frais et dispos : le matin, après une pause, des vacances, etc.

Solution #1 Pratiquez la politique des petits pas

La création des circuits neuronaux associés aux nouvelles habitudes demande de l’énergie, du temps et de la répétition. Soyez patient, initiez les changements un par un, sécurisez votre cerveau paléo-mammifère en évitant de le surcharger d’impératifs ambitieux. Accompagner vos efforts de récompenses qui enverront à votre cortex préfrontal un afflux de dopamine pour tenir dans la durée.

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  1. « Growth mindset » et « Fixed mindset », concepts développés par Carol Dweck, professeur de psychologie sociale à Stanford ↩︎

Vous pensez « garder la tête froide » face à l’angoisse climatique ? Ce quiz va vérifier si vous pilotez vraiment vos équipes… Ou si vous rajoutez une couche de stress en mode automatique. Six questions piégeuses, une seule bonne réponse à chaque fois : l’enjeu n’est pas d’avoir 20/20, mais de repérer où vous contribuez (sans le vouloir) au chaos émotionnel. Prête à regarder vos réflexes managériaux sans filtre ?.

D’après

Surviving Climate Anxiety, de Thomas Doherty (Little, Brown Spark, 2025).


D’après

Surviving Climate Anxiety, de Thomas Doherty (Little, Brown Spark, 2025).

1 – Instituer une hygiène de l’attention à l’échelle de l’équipe

Vos équipes n’ont pas un problème de motivation, elles ont un problème de saturation. Tout le monde est informé, souvent trop, rarement de façon utile. Première décision stratégique : considérer l’attention comme un actif rare à protéger, au même titre que le capital ou les données.

Message clé : l’angoisse explose dans les zones floues. Plus l’attention est cadrée, plus les émotions redeviennent gérables. Arrêter de subir l’info, c’est déjà reprendre la main sur la transition.

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